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L'existence juive diasporique ou " diasporisme "

Tout au long de son histoire, la diaspora juive a été, au-delà des souffrances qu'elle a endurées, le théâtre d'échanges fructueux avec le monde au sein duquel elle vivait.
C'est pour désigner ce mode délibéré et revendiqué d'existence d'un peuple que nombre des fondateurs du cercle Gaston-Crémieux ont adopté l'expression engagée de diasporisme. Être un peuple en diaspora est le titre choisi par le fondateur du Cercle, Richard Marienstras, pour le livre qui résume de façon lapidaire ce droit revendiqué par un peuple d'avoir une autre existence que territoriale et étatique.
Ce choix, conforme au " droit des peuples à disposer d'eux mêmes ", solennellement proclamé par la Charte des Nations Unies, implique la volonté de reconnaissance réciproque de l'altérité qu'impose ce mode de vie. Il rejoint ce qu'exprime de façon si forte Jean-Pierre Vernant quand il écrit que : " Entre les rives du même et de l'autre, l'homme est un pont " ou encore ce qu'évoque la racine du mot hébreu ivri : le passeur.
Le Cercle se place délibérément, ce faisant, aux antipodes de tout enfermement communautaire sans pour autant récuser l'importance des liens historiques et culturels qui sont la marque profonde de l'existence d'un peuple. Il s'inscrit dès lors dans une mouvance progressiste et humaniste, héritière de la tradition juive des Lumières ( Haskalah) et du Bundisme.




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dernière mise à jour : 17 mai 2020

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